Novembre 2016 : And the winner is…

Après le Brexit, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis vient à nouveau de mettre à mal les prédictions des instituts de sondage et tester les nerfs des marchés financiers.

Les discours inconvenants et non conventionnels prononcés par Donald Trump lors de cette campagne ont fait place hier matin à un premier discours du futur Président beaucoup plus en phase avec le « politiquement correct » et se voulant rassembleur de tous les Américains. Cela a permis d’enrayer la forte baisse attendue des marchés en cas de victoire du milliardaire. Le Cac 40 a ainsi clôturé cette folle journée en hausse de 1.49% et le Dow Jones en hausse de 1.40%.

Certains secteurs ont déjà tiré leur épingle du jeu à l’image du secteur pharmaceutique (+3.43% pour l’indice pharmaceutique américain) qui devrait être moins pénalisé sous l’ère Trump. D’autres ont, en revanche, pâti de cette situation à l’instar de l’automobile pénalisé par sa présence au Mexique.

La baisse d’impôts pour les ménages les plus aisés et les entreprises, le rapatriement de liquidités pour les sociétés américaines réalisant une partie de leur activité hors du territoire national et un plan massif de relance via des projets d’infrastructures font partie du programme économique du prochain Président. Des secteurs comme la construction, la technologie et certains groupes fortement taxés comme Gap, Visa ou les banques américaines devraient bénéficier de cette nouvelle politique et sont donc à suivre de près.

Nous avons profité de points d’entrée attractifs sur Apple pour se réexposer aux valeurs technologiques. Nos récents achats de Thalès ou Novartis ont salué la victoire de Trump par des hausses significatives.

Donald Trump prendra ses fonctions de 45ème Président des Etats-Unis le 20 janvier prochain. Cette période de latence devrait permettre de mieux appréhender la mise en œuvre de certaines mesures de son programme, ce qui risque de donner lieu à un regain de volatilité sur les marchés.

Le répit n’est que de courte durée avec une prochaine échéance : le 8 décembre avec le referendum italien qui doit valider les choix de la politique de Mattéo Renzi. Les marchés seront-ils encore mis à rude épreuve ? Les instituts de sondage arriveront-ils, pour une fois, à mieux prédire le résultat ? Réponse : dans un mois…

A suivre…

Aymeric DIDAY
Directeur de la Gestion sous Mandat
Achevé de rédiger à 10h le 10/11/2016