Printemps boursier ?

L’environnement économique favorable s’est poursuivi au premier trimestre 2017. L’indice mondial des marchés actions clôture ainsi la période en hausse de 4,4% en Euros.

La BCE a annoncé la réduction de l’enveloppe consacrée à ses achats de titres, passant de 80 à 60 milliards d’euros mensuels jusqu’à la fin de l’année. Cela apparait comme un premier pas vers la normalisation de la politique exceptionnelle d’assouplissement monétaire. La Banque Centrale doit cependant rester vigilante : les taux négatifs ont maintenu un Euro bas face au Dollar et l’annonce d’une possible hausse des taux ferait remonter significativement l’Euro, ce qui serait dommageable pour les exportations européennes.

La FED a, quant à elle, relevé son taux directeur pour la première fois de l’année d’un quart de point. Le taux interbancaire au jour le jour se situe désormais entre 0,75% et 1%. Elle projette encore deux hausses supplémentaires en 2017 suivies de deux autres en 2018. Cette annonce n’a pas freiné la hausse des marchés actions américains, le Dow Jones atteignant des sommets historiques ces derniers mois.

Après une année 2016 plus faible que prévue, l’économie mondiale semble s’améliorer au premier trimestre. Les résultats publiés des entreprises ont été bons avec une poursuite de l’amélioration des chiffres d’affaires, marges et résultats. Les publications de résultats du premier trimestre 2017 sont attendues en croissance de plus de 10%.

L’attention se porte actuellement sur les réformes économiques et fiscales toujours attendues aux Etats-Unis et sur l’élection présidentielle Française.

En effet, après les échecs de Donald Trump concernant l’abrogation de l’Obamacare, la loi sur l’immigration et le projet du mur entre les Etats-Unis et le Mexique qui s’avère difficilement réalisable, le projet de réforme fiscale devient un enjeu primordial. Cette réforme est composée de deux axes principaux : la simplification et la baisse massive des impôts, qui devraient profiter majoritairement aux classes moyennes et la mise en place d’un système de « taxe d’ajustement aux frontières ». Cette réforme axée sur la relocalisation des entreprises aux Etats-Unis, risque d’isoler les Etats-Unis et de rebattre les cartes des échanges mondiaux, si elle est menée à son terme.

En France, de nouvelles inquiétudes concernant les élections présidentielles émergent. La possibilité d’une victoire d’un candidat des extrêmes inquiète les marchés. Dans ce contexte, nous préférons réduire notre exposition aux actions françaises en attendant la levée de l’incertitude de l’élection présidentielle mais également des élections législatives tout aussi imprévisibles.

Aymeric DIDAY
Directeur de la Gestion sous Mandat

Achevé de rédiger à 12h le 11/04/2017