Le mot du Gérant

 

6 avril 2021

 

Marchés : le retour du rêve américain ?

La dette, quelle dette ? Qui rembourse quoi ? Quand ? Comment ? Pour quoi faire tant que l’on a de la croissance, un retour de l’inflation et des marchés qui montent… ?

 

« Open bar » monétaire et prodigalité budgétaire :
les deux ailes de l’aigle américain

Le soutien des économies en Europe et de la consommation aux Etats-Unis coûte cher….

Pour cela, les banquiers centraux ont fait tourner la planche à billets à la vitesse d’une TESLA en pleine accélération.

La taille du bilan de la FED est passée de 4,2 trillions de dollars en février 2020 à 7,7 aujourd’hui. Dans le même temps en Europe, le bilan de la BCE a grimpé de 4,7 à 7,7 trillions d’euros. Beaucoup d’autres banques centrales leur emboîtent le pas, partout dans le monde.

Les plans « Biden » qui vont cumuler plus de 4 trillions de dollars prennent le relais pour doper la croissance abîmée par la crise sanitaire.

 

Les œillères des marchés d’actions

Et pourtant, les marchés ne s’inquiètent que très peu du niveau exorbitant de ces dettes accumulées …et de leur remboursement. La faiblesse des taux, ainsi qu’un léger regain d’inflation aux Etats-Unis, diffusent une petite berceuse qui rappelle ce passé vertueux où l’inflation en période de croissance permettait d’éroder mécaniquement les dettes.

Jusqu’à quel point ces croyances vont-elles permettre aux marchés d’actions de ne retenir que les bonnes nouvelles ? Personne ne le sait…

 

Investir au Levant et au Couchant

La réponse reste, selon nous, de privilégier les zones en croissance et qui sont en voie de sortie de la crise sanitaire, Etats-Unis et Chine en tête, pour profiter du redémarrage des économies les plus réactives, en privilégiant des entreprises au bilan très solide.

En effet, les Américains prouvent qu’ils savent gérer la crise sanitaire comme le montre l’ampleur de la campagne de vaccination en cours. Et simultanément ils s’apprêtent à déployer à la fois un plan massif de relance, avec des dépenses d’infrastructure sans précédent et un soutien direct à la consommation, qui reste le moteur le plus important de leur économie.

Nous préférons donc les grandes valeurs de croissance américaines, mais également certaines plus défensives liées à la consommation, voire des valeurs financières afin de profiter d’un contexte plus favorable sur les taux. Nous conservons aussi notre exposition aux marchés asiatiques et particulièrement à la Chine, qui a restreint l’accès au crédit pour éviter la surchauffe de son économie.

Cela nous conforte dans nos choix de surpondérer actuellement les marchés américains et asiatiques, tant pour notre gestion sous mandat que dans nos OPCVM. Ainsi, les actions américaines représentent plus de 60% des titres détenus en direct dans notre fonds d’allocation d’actifs PERGAM GLOBAL FUND.

 
Aymeric DIDAY
Directeur de la Gestion

Achevé de rédiger à 14h le 02/04/2021